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Le 20e anniversaire du Forum des bâtisseurs de l’économie africaine récompense les pays aux politiques efficaces…

Le Forum des bâtisseurs de l’économie africaine (FBEAF) a célébré son 20e anniversaire les 12 et 13 novembre 2023 à Marrakech, au Maroc. Cet événement, devenu une référence en matière de promotion des bonnes pratiques économiques sur le continent, a récompensé cinq pays africains pour leurs politiques innovantes et leur résilience face aux défis globaux. Une occasion de mettre en lumière les stratégies qui transforment positivement le paysage économique africain, tout en soulignant les disparités persistantes entre les nations.

Des récompenses pour des politiques transformatrices

Parmi les lauréats de cette édition, le Rwanda s’est distingué pour sa gestion transparente des finances publiques et son avancée en matière de numérique. Le pays, souvent cité en exemple, a reçu le prix de la meilleure gouvernance économique. Le Sénégal a été honoré pour sa politique de diversification industrielle, tandis que la Côte d’Ivoire a été saluée pour sa croissance inclusive et son secteur agricole dynamique. Le Maroc a également été primé pour ses investissements dans les énergies renouvelables, et le Botswana pour sa stabilité macroéconomique et sa lutte contre la corruption.

Ces distinctions reflètent une tendance croissante en Afrique : l’adoption de politiques publiques ciblées pour stimuler l’innovation et attirer les investissements. Selon les organisateurs, les pays récompensés ont en commun une vision à long terme, une réduction des barrières bureaucratiques et une implication accrue du secteur privé. « Ces modèles prouvent que l’Afrique peut prospérer avec des politiques audacieuses », a déclaré le Dr. Amani Abou, économiste en chef du FBEAF.

Un bilan contrasté malgré les progrès

Si le forum met en avant des succès indéniables, il rappelle aussi les défis structurels que le continent doit encore surmonter. Malgré une croissance moyenne de 3,8 % en 2023, selon la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique reste confrontée à des inégalités régionales, une dépendance aux matières premières et un accès limité au financement pour les petites et moyennes entreprises. Le Nigeria, première économie africaine, n’a pas été primé cette année, illustrant les difficultés persistantes à diversifier son économie pétrolière.

Les experts soulignent également l’impact des crises globales, comme l’inflation post-pandémie ou les tensions géopolitiques, qui freinent certains pays dans leur quête de résilience. « L’Afrique doit accélérer sa transition vers une industrialisation durable et renforcer ses chaînes de valeur locales », a plaidé Mme. Fatoumata Bâ, fondatrice de *Jokkolabs*, un incubateur panafricain. Le forum a d’ailleurs annoncé le lancement d’un fonds de 500 millions de dollars dédié aux startups technologiques, en partenariat avec des institutions internationales.

Le 20e anniversaire du FBEAF est ainsi apparu comme un moment charnière pour l’Afrique. Si les lauréats montrent la voie à suivre, leur succès reste conditionné par une coopération renforcée entre États, une meilleure redistribution des richesses et une intégration économique continentale plus poussée. Comme l’a résumé un participant marocain : « L’Afrique n’a pas besoin de modèles étrangers, mais de solutions africaines adaptées à ses réalités. » Cette édition a rappelé que le continent dispose des outils pour bâtir une économie prospère – à condition de les utiliser avec cohérence et ambition.

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