Le continent africain s’apprête à vivre une journée historique ce 17 juillet 2026, marquée par des élections présidentielles dans plusieurs pays et des avancées majeures dans le secteur énergétique. Alors que les urnes s’ouvrent en Côte d’Ivoire et au Sénégal, des observateurs internationaux surveillent de près le déroulement du scrutin, dans un contexte de tensions politiques persistantes. Parallèlement, l’Afrique subsaharienne confirme sa place de leader mondial dans le domaine des énergies renouvelables, avec l’inauguration d’un méga-projet solaire au Nigeria. Ces événements s’inscrivent dans une dynamique de transformation économique et politique qui redéfinit le visage du continent.
Élections en Côte d’Ivoire et au Sénégal : un test pour la stabilité démocratique
En Côte d’Ivoire, les élections présidentielles de ce 17 juillet 2026 se déroulent dans un climat électrique, six ans après la crise post-électorale de 2020. Le président sortant, Alassane Ouattara, ne se représente pas, conformément à la Constitution, mais son parti, le RDR, soutient le Premier ministre Patrick Achi. Face à lui, l’opposition, menée par l’ancien Premier ministre Guillaume Soro et le candidat du PDCI, Tidiane Koné, dénonce des irrégularités dans l’organisation du scrutin. Les forces de l’ordre ont été déployées en masse pour éviter des débordements, tandis que les observateurs de l’Union africaine et de la CEDEAO appellent à la transparence. À l’issue du vote, les résultats devraient être proclamés d’ici 48 heures, sous haute surveillance.
Au Sénégal, ces élections sont perçues comme un référendum sur la gouvernance du président Macky Sall, dont le mandat s’achève en 2024. Malgré des reports successifs, le scrutin se tient finalement sous la supervision de la Cour constitutionnelle, qui a validé la candidature de l’opposition, notamment celle du leader du Pastef, Ousmane Sonko. Les tensions restent vives dans les régions de Dakar et Thiès, où des heurts ont déjà éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. La communauté internationale, notamment la France et les États-Unis, a appelé au respect des règles démocratiques, craignant une nouvelle crise politique dans un pays longtemps présenté comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest.
Le Nigeria lance le plus grand parc solaire d’Afrique subsaharienne
De l’autre côté du continent, le Nigeria franchit une étape décisive dans sa transition énergétique avec l’inauguration officielle, ce 17 juillet 2026, du parc solaire de Dangote, situé dans l’État de Jigawa. D’une capacité de 1 000 mégawatts (MW), ce projet, développé par le géant industriel Dangote Group, vise à alimenter en électricité plus de 2 millions de foyers. Selon les autorités nigérianes, ce méga-projet, financé à hauteur de 1,2 milliard de dollars par la Banque africaine de développement (BAD) et des investisseurs privés, devrait réduire de 30 % la dépendance du pays aux centrales thermiques au gaz. « C’est une révolution pour notre secteur énergétique », a déclaré le ministre nigérian de l’Énergie, Adebayo Adelabu, lors de la cérémonie d’inauguration.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie du Nigeria pour atteindre son objectif de 30 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, dans le cadre de l’Accord de Paris. Il intervient également à un moment où le pays cherche à diversifier son économie, encore largement dépendante du pétrole. Les experts soulignent que ce parc solaire pourrait inspirer d’autres nations africaines, comme l’Éthiopie ou le Kenya, qui misent également sur les énergies vertes pour répondre à leurs besoins croissants en électricité. « L’Afrique a le potentiel pour devenir le leader mondial des énergies renouvelables, et le Nigeria en est la preuve », a commenté l’économiste nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’OMC.
Alors que l’Afrique s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire politique et économique, les défis restent nombreux. Entre la consolidation des institutions démocratiques et la transition vers un modèle énergétique durable, le continent doit désormais prouver sa capacité à transformer ses ambitions en réalités concrètes. Les événements de ce 17 juillet 2026 pourraient bien marquer un tournant pour l’avenir de millions d’Africains.